Tout est possible

Popuelles et Chimay

Un week-end pas pourri mais presque. La préparation pour Zurich arrive doucement vers la fin, dans 3 semaines, c’est le grand jour. Samedi, je fais un petit effort pour me lever un peu plus tôt que d’habitude pour monter sur mon vélo vers 8h30. Au programme, je prévois de rouler au moins 180 km, ce qui devrait constituer la dernière grosse sortie vélo. Seulement voilà, à force de prendre des routes merdiques ou des pistes « non cyclables  » (celle qui conduit de Lens vers jurbise, c’est vraiment une honte), j’ai fini par avoir une crevaison du côté de Lessines, je démonte pour remplacer la chambre à air (je suis avec mon vélo de compétition et les roues zipp 404), j’essaye de faire passer la valve et son allonge donnée par mon vélociste…ça ne passe pas…. l’allonge est trop grosse…voilà un an que je fais mes compétitions avec rien pour réparer…je râle énormément, je dois me résoudre à passer un coup de téléphone pour rentrer à la maison. Ensuite comme prévu, direction Popuelles, histoire de compenser un peu j’effectue 7 km avant le départ de la course qui en fait 13, pour une fois, je reste avec les autres au moment du départ, mais un gars est parti seul en tête, il a 50 m d’avance, je ne le connais pas et je décide d’aller directement le rechercher, seul Julien Gilmet fera l’effort de suivre. La suite de la course sera limpide, je vais rester devant pour finalement prendre un peu plus d’une minute d’avance et terminer l’épreuve en réalisant un chrono sous les 44 minutes, battant au passage le record de l’épreuve.

Dimanche, direction Couvin et le barrage du Ry de Rome pour le triathlon des sharks. Je suis sur place vers 8h30 pour supporter les membres du club qui font le triathlon promo, il fait encore sec et bon pour faire un triathlon à ce moment là. Vers 11h30, la pluie s’invite et ne s’arrêtera plus, il fait vraiment un temps dégueulasse, du vent et 14 deg. Je dois bien avouer que face à de telles conditions, la motivation en prend un coup, j’ai d’ailleurs déjà en tête de ne pas monter sur mon vélo. 14h, le départ est donné dans une eau à 18 deg à cette température là je veux bien y rester 1h ! Si je pars du fond, j’effectue une bonne remontée et une excellente natation, natation plus transition, je sors 16ème du parc à vélo en un peu moins de 25 minutes. Nous voilà sur le vélo,la pluie est toujours présente, il fait froid et déjà dans le première difficulté les muscles en souffrent. Au fil des km, je ne cesse de me refroidir, je cogite déjà sur un possible arrêt fin du premier tour, mais finalement je continue en me disant que je vais peut-être me réchauffer dans le second tour. C’est de pire en pire, je suis tétanisé, je n’avance plus et ne parviens pas à pousser dans les montées, les descentes deviennent dangereuses pour moi aussi, je tiens à peine le guidon tellement je suis paralysé par le froid. Fin du 2ème tour, le bilan est fait, dans 3 semaines, je suis sur ironman, c’est pas le moment de faire une mauvaise chute ou de tomber (encore) malade, c’est donc à contre-coeur que je décide d’arrêter…1er abandon de ma vie sur une épreuve sportive, j’ai les boules ! Il me reste à me réchauffer dans la voiture, ce qui prendra assez bien de temps et puis d’aller encourager le reste de l’équipe sur l’épreuve à pied.

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