Tout est possible

Ironman de Zurich

Le gros truc de l’année est passé, me voilà réellement en vacances et surtout, je vais pouvoir penser à la suite de la saison sportive qui à mon avis comptera autant de triathlon que le début de saison. Je ne sais pas vraiment comment résumer mon week-end, difficile de réellement décrire les sensations de course, je vais faire pour le mieux.

Jeudi:

Après quelques heures de routes, me voilà de nouveau à Zurich, là où mon aventure sur ironman a commencé et depuis, je dois dire que le rituel d’arrivée à peu changé, on commence par la découverte de l’Hotel, très souvent un ibis quand il y en a un, pour Zurich, je n’ai pas repris le même ce qui m’évite de traverser une partie de la ville dans laquelle il y a énormément de circulation, cette fois les trajets pourront être fait à pied. Donc le jeudi, peu de temps après mon arrivée, direction le village expo qui est encore en train de se monter, ce qui m’intéresse , c’est la tente pour les inscriptions, il y a peu de monde et je passe très vite, on vérifie votre identité, je reçois un sac à dos ironman (je vais en avoir autant que de casquette) contenant quelques produits publicitaire ainsi qu’une enveloppe avec dossard, bonnet, autocollant pour le vélo et le casque et puis je dois aller chercher un chip pour le chronométrage, s’en suivra un petit repérage du site puis retour à l’hôtel pour manger et dormir.

Vendredi:

On est pas loin d’avoir fait 18km de marche ce jour là, après une matinée de repos face à la télé, direction le village ironman pour manger, comme les échoppes ne sont pas encore ouvertes, nous allons un peu plus à la découverte du coin mais sur le coup de midi, je suis enfin assis à manger des sucres lent à la sauce bolo…comme le briefing en français se fait fin de journée vers 16h, retour à l’hôtel pour dormir un peu et regarder le tour de France. Le briefing en Français se fait vers 16h et va durer un petit 45 minutes, on nous rappel avec insistance qu’il n’y a pas de drafting, qu’on ne peut pas faire pipi sur le bord de la route et surtout que pour la natation, le sponsor sur le bonnet doit être sur la gauche…les photographe sont à gauche au moment du départ…. ! Le soir, c’est au même endroit que nous reviendrons pour la welcome party, là ce niveau là je suis largement déçu en 2008, on était reçu dans une énorme salle, nous avions été servi à table et c’était un menu 4 service….ici, nous étions réuni sous le chapiteau, les boissons étaient déjà à table, il n’y avait pas de bar et on avait le choix entre des pâtes et des pâtes…le spectacle proposé n’était pas top non plus, bref je ne me suis pas attardé sur place et ce fut autant d’heures de sommeil en plus.

Samedi:

Dernier jour de repos, elle se fera principalement devant la télévision. Il faudra juste penser à remonter le vélo et le porter dans la zone de transition, à l’entrée on vous tire le portrait à coté du vélo pour ne pas vous laissez sortir avec une autre machine le lendemain, vers 17h30 se sera fait, j’en profite pour faire quelques achats sous la tente ironman et pour manger une pizza puis retour à l’hôtel où je prépare mes sacs et bidons pour le lendemain.

Dimanche:

3h30, je me reveille…enfin, je n’ai pas vraiment dormi, je termine la préparation de mes sacs et direction le déjeuner où il y a déjà beaucoup d’athlètes. Niveau bouffe, je reste raisonnable, deux croissants, deux tartines, une salade de fruit et un chocolat chaud et un jus de fruit, je remonte dans la chambre, j’enfiles mon shorty, mon top et j’embarque mes affaires dans l’auto pour prendre la direction du parking le plus proche de l’arrivée qui se situe derrière une petite gare, vu l’heure je referme un peu les yeux dans l’auto et j’écoute un peu de musique et…la pluie qui commence à tomber mais heureusement, elle va vite s’arrêter. 5h30, il est temps d’y aller, direction le parc à vélo pour les derniers préparatifs. Vers 6h je suis prêt et me dirige vers le départ natation.

La natation

Elle se déroule sur deux boucles avec une sortie à l’australienne, nous devons traverser un ilot au bord du lac. Je prend le départ le plus à gauche possible, juste à la frontière avec le box des dames, je me dis qu’il devrait y avoir moins de bagarre de ce coté là. Juste avant le départ, je regarde le monde qu’il y a derrière moi. Comme souvent, instant de concentration, faut faire le vide et essayer de ne pas trop stresser. 3-2-1 go, quelques mètres en courant puis petit plongeon et les bras entrent en action. Sur la natation de Zurich, ce qui est bien, c’est que très vite on a de l’espace, il n’y a pas 200 m à faire pour pouvoir nager à son aise, ici, on peut presque directement y aller à son rythme. J’ai déjà l’impression d’être à l’arrache pour rejoindre la première bouée et cette sensation ne me quittera pas. Une fois sur l’ilot, je regarde mon chrono, il est juste sous 30 minutes, là je me dis que je ne vais sans doute pas faire un bon chrono car la secondes boucle est un peu plus longue mais j’y vais, je continue à faire souffrir mes bras, eux ne serviront plus après si ce n’est à tenir le guidon, à la fin du second tour, je vois beaucoup de monde revenir, ce qui n’est pas très encourageant. Enfin, fini de nager dans cette eau à 20 degrés, j’avoue c’est un peu chaud, le chrono indique un peu plus d’une heure trois. s’en suit une transition de 3 minutes.

Le vélo:

Le gros morceau du jour est le moins facile à gérer, Zurich, c’est deux boucle à effectuer, 30 km de plat, une quarantaine de km avec 3 difficultés et beaucoup de faux plat et 20 km avec une grosse difficulté. Sur un tel parcours, on est presque jamais en mode repos, les descentes ne sont pas assez longue et sur le plat, il faut pousser, pour les montées, on fait ce que l’on peut. J’ai eu un peu de mal à me mettre en route en vélo. Je pousse autant que possible dans la première partie de 30 km mais ce n’est pas mon exercices favoris et j’attend avec impatience que la route grimpe un peu, c’est dans les bosses que je dépasse du monde, la première boucle se passe sans encombre, j’ai une très bonne moyenne, je boucle les premiers 90 km en environs 2h30 minutes. C’est la suite qui me fait le plus peur, en 2008 dès le début du second tour, j’avais complètement coincé…mais là les km passent et la fatigue ne se fait pas trop sentir, évidemment, je vais moins vite et les petites draches du premier tour, on fait mal au muscle à cause du froid revenu à ce moment là, j’ai d’ailleur sorti les manchettes fin du premier tour. Si je plie un peu pour le second tour, je ne rompt pas, je roule certes moins vite sur le plat et dans les bosses mais j’essaye de relancer au mieux dans les descentes, histoire de limiter la casse, à une grosse vingtaine de km de la fin, je regarde le compteur de mon vélo pour voir depuis combien de temps je roule, j’en étais encore en moins de 5h, ce qui m’a remotiver pour repousser un peu plus sur les pédales et rentrer sous les 5h30…faut limiter les dégâts ,ce que je parviens à faire relativement correctement, je termine la boucle en vélo après 5h29 d’effort, c’est le chrono que j’avais en tête avant la course.

Marathon:

C’est là que je dois faire le plus attention à ne pas me griller d’entrée de jeu. Il faut effectuer 4 tours pour arriver au bout du marathon, il y a ici quelques relances et une petite montée qui après autant d’effort , sait bien se faire sentir. Je pars (sans le savoir) sur un rythme de 4’10/km, très vite je reviens à la raison et je me dis calme toi, au premier ravit de la course à pied je vais d’ailleur marcher pour boire et manger correctement, par la suite je vais prendre un rythme de croisière et surtout faire attention à bien me ravitailler. Dans le 3ème tour, je sens l’odeur des écuries un peu trop tôt et j’ai déjà tendance à accélérer un petit peu, ce que je vais très vite payer mais rien de grave, c’est juste une diminution de régime assez passagère, c’est vraiment dans le 2ème moitié du 4ème tour que je vais pouvoir lâcher ce qui reste d’énergie, à ce stade, je ne prend plus de ravito, plus que 3 km…2km…le rythme est de nouveau pas très loin des 4’/km…1km…l’effort commence à devenir long…virage à gauche, virage à droite…droite…droite et dernière ligne droite de 25 m devant les tribunes, c’est fait pour la 5ème fois je peux dire « je suis un ironman »…9h54 et 47 secondes d’effort, pas de record battu mais une bonne prestation , de nouveau sous les 10 heures, je n’intègre pas le top 10 de ma catégorie mais avec une 11ème place et une 110ème au scratch, je réalise mon meilleur classement.

Voilà assez de lecture pour cette semaine, merci à tous pour vos visites sur le blog et pour vos messages.

Samedi la Gouyasse

J-??? ironman de Nice

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Publicités

Une Réponse

  1. thomas

    Franchement Chapeau bas l’artiste, ou plutôt l’Ironman
    et beau retour par écrit qui incite la lecture, (d’autres photos ?)
    (en + on a ta recette du pit’déjeuner « force 4″ d’avant course pour aller + loin)
    Continue ainsi dans le dépassement du corps et de la volonté et que ta santé soit toujours là.
    PS 1 page d’écriture pour 9h54’47 » d’effort c’est pas un peu juste …. lol

    23 juillet 2012 à 16 h 14 min

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s