Tout est possible

Ironman Nice

Un de plus au compteur, voilà mon 7ème ironman bouclé et le 3ème à Nice et au vu de la qualité de l’organisation, des conditions climatiques et de la facilité de logement, il y en aura sans doute un 4ème mais je vais attendre encore quelques jours avant de clôturer l’inscription de mon 8ème ironman.

La préparation fut longue et pas toujours facile, l’hiver fut clément et je me demande d’ailleurs si cela ne m’a pas joué un vilain tour. L’objectif était de terminer mais cet objectif-là, c’est surtout celui qui permet de ne pas se mettre la pression, j’avais quand même en tête de refaire aussi bien qu’en 2013 et surtout de ne pas effleurer une qualif pour Hawaï mais de la prendre, il fallait donc être rentré en moins de 9h30 pour que cela puisse se concrétiser.

Le 29, le rituel commence, vers 5h direction le parc à vélo, je sens que le stress m’envahit déjà, il est là, il faut faire avec. 5h30 tout est prêt, il ne reste plus qu’à attendre, mettre la combi,etc. 6h15, je suis sur la plage de galets, comme l’an dernier je décide de me mettre dans un emplacement sur la gauche, je suis dans l’avant-dernier box, en première ligne. 6h30, nous sommes enfin délivrés, je plonge et j’y vais à fond afin d’éviter la machine à laver du départ, ce que je réussis assez bien, cela me permet d’être très vite tranquille. Durant le parcours natation, long de 3,8 km, j’ai un peu de mal à avoir de bonnes trajectoires mais ce n’est pas catastrophique, je pense que nous avons eu une mer un peu plus agitée que lors de la dernière édition et un peu plus de courant. Lors de la sortie à l’australienne, à la moitié du circuit, ma montre affiche 29 minutes. Je vais faire une petite erreur lors de cette sortie, à savoir retirer mes lunettes pour faire partir la buée, cela va me contraindre à 2 arrêts supplémentaires dans l’eau pour récupérer une bonne étanchéité. Reste alors un tour que je vais boucler un peu plus lentement pour finalement sortir de l’eau après un peu moins 1h02 de natation. 5 minutes plus tard, je suis sur le vélo et il ne me faudra pas beaucoup de km pour me rendre compte que les jambes ne tourneront pas aussi bien que voulu, il faudra forcer et se faire mal. Néanmoins, je vais gérer un maximum et faire mon possible. Sur le vélo, on aura également droit à un peu de pluie mais aussi à une température de 11 degrés au sommet du parcours, quand on est en trifonction, ce n’est pas très chaud. En direction du col de Vence, j’essaie de remettre du braquet mais je sens que je ne suis pas facile. Malgré tout, je limite la casse et je n’attends qu’une chose, la longue descente vers Nice. Une fois le 120ème passé, autant dire que l’on ne fait que descendre, je regarde mon chrono et dès ce moment très régulièrement, je calcule la moyenne à tenir si je veux faire aussi bien qu’en 2013, je descends pour une fois correctement sans être en permanence sur les freins. En fin de parcours, sur le plat, j’arrive à remettre le turbo en marche  mais à une dizaine de km du but, je vais quand même lever le pied car je suis en train de cramer pas mal de cartouches. Je termine le vélo en 5h18 avec un temps cumulé de 6h29. Le calcul est vite fait, je dois faire un marathon en 3h. Je commence le marathon avec d’assez bonnes sensations, j’essaie d’être attentif à ma respiration et je boucle le premier aller en 20 minutes idem pour le retour, j’ai vraiment l’impression de pouvoir tenir ce rythme toute l’épreuve soit du 4’/km et comme j’ai assez répété que je me sentais capable de tenir cette cadence, je le fais, je suis donc bien parti pour être sous les 3h d’effort. Sur le côté les supporters se font entendre d’autant plus que je remonte bien dans ma catégorie,  je suis en passe de rentrer dans le top 10 à la mi-marathon, la machine, ne montre pas trop de signe de faiblesse. D’ailleurs, le 3ème tour où je suis souvent en galère se passe assez bien même si je peine un peu plus sur la fin. Arrive le dernier tour qui sera décisif, le tour où souvent on retrouve des forces et qu’on termine à l’arrache. Malheureusement, cette fois, ce ne fut pas le cas et le top 10 ainsi qu’une chance de qualif s’envolent au fur et à mesure des km, je vais devoir marcher durant quelques km, j’essaie de me remettre en route régulièrement mais la machine coince. Vers le 40ème, j’arrive à relancer les guiboles pour terminer l’épreuve. Je clôture le marathon en 3h18 et l’ironman en 9h47 pour une 105ème place, loin du top 50 de 2013.

Suis-je déçu ? oui et non, 9h47 reste un bon temps, la qualif fut si proche l’an dernier que j’y croyais quand même pas mal pour cette année.

Des solutions ? remettre un peu plus de course à pied dans le programme et surtout de longues sorties et sans doute me pencher un peu plus sur le côté alimentation avant et après la course.

La suite ? Il y aura très certainement un ironman en 2015, sans doute celui de Nice. Pour 2014, je suis toujours en mode réflexion, il est vrai que j’ai beaucoup parlé d’en faire un fin septembre, début octobre, Barcelone me tenterait bien.

Pour le reste, merci à tous de m’avoir suivi, merci pour vos encouragements.

Bravo aux gars du club, Nicolas Bastien, Jean-Luc Fohal et Michael Vivier et merci aux supporters sur place.

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