Tout est possible

Ironman Barcelone

Un de plus au compteur, un de plus bouclé, 8 ironman, 8 arrivées, vu sous cet angle, je ne peux être que satisfait et comme je l’avais déjà dit, je vais m’octroyer une pause sur ce genre de distances en 2015 afin de recharger un peu les batteries, découvrir d’autres épreuves et surtout retrouver l’envie et les vibrations comme lors du 1er iron.

Revenons à Barcelone ou plutôt à Calella, qui se situe à une soixantaine de km de Barcelone. Arrivé sur place le jeudi en compagnie de Michael Vivier, qui bouclera également son 2ème ironman de l’année, nous nous rendons au centre névralgique de l’épreuve, non sans peine, afin de retirer notre dossard, je décroche le 932.

Le vendredi, on remonte le vélo, on fait quelques tours de pédales et pour le reste, c’est repos et pasta. Une pasta party assez simple, on est loin du service et de la qualité de Nice, pourtant le prix d’inscription lui est le même !

Samedi, une dernière matinée à un peu trainer au lit, on refait encore une fois la rue commerçante avant de se rendre au briefing, c’est, au vu des infos reçues via divers documents, indispensable mais malheureusement, l’organisation est aussi brouillonne à l’oral qu’à l’écrit mais l’essentiel sera compris. Fin d’après-midi, direction le parc à vélo afin d’y déposer les sacs et la machine, à l’arrivée, la file est longue mais elle avance assez vite. Une fois le vélo à son emplacement, je vais déposer mes sacs dans le chapiteau de transition, c’est sans doute un des points positifs de l’épreuve, on peut encore y accéder le lendemain. Une fois cela terminé, il reste deux choses au programme, manger et dormir.

Dimanche, chose appréciable, le départ ne se donne pas à 6h ou même à 7h du matin mais bien à 8h30…pour les pro, ensuite il y aura une vague toutes les 3 minutes. Je programme donc le déjeuner vers 5h30 du matin. Malgré la nuit, on se rend bien compte que le ciel est nuageux mais il fait toujours sec, les prévisions météo depuis une semaine sont assez négatives pour le jour de la course, donc tout va bien. 6h30 direction le parc à vélo pour regonfler les roues et mettre le ravitaillement sur le vélo. Sur la route, le ciel commence à nous offrir un spectacle stroboscopique, c’est joli mais le problème viendra de l’eau qui suivra en quantité très abondante. Les milliers de triathlètes et de spectateurs présents cherchent un endroit pour se mettre à l’abri, un vrai déluge, cela va durer un très long moment. Il faut néanmoins se rendre au départ, une fois sur place, nous devons nous rendre à l’évidence, vu le monde présent à 8h15, on ne partira pas à l’heure, de plus l’orage est toujours présent au-dessus du site de la course. Un peu plus tard l’organisation annonce que les départs seront retardés de 30 minutes, sur ce temps là, il arrêtera de pleuvoir et l’orage partira au large de la Méditerranée. Etant arrivé à l’heure, l’attente commence à devenir longue, je devrais prendre le départ vers 9h14 et comme un premier avertissement, j’ai déjà mal au dos à rester debout.

A 9h les premiers départs sont donnés, il faut avouer que les départs en vague suppriment une partie de l’ambiance que le rassemblement de 2500 personnes sur la même ligne apportait. Le « gong » est donné, la température de l’eau est agréable et on ne se tape pas trop dessus, par contre, la mer est plus agitée que lors de l’ironman de Nice. La première partie de la natation passe assez vite, ensuite arrive cette longue ligne droite, parallèle à la plage, elle semble interminable, on ne se voit vraiment pas avancer, en plus on est quand même secoué par la mer qui systématiquement nous renvoie vers la plage, autre point négatif induit par le départ en vague, nous rattrapons les derniers des vagues précédentes et ce n’est pas toujours facile de les passer, ce n’est d’ailleurs pas toujours agréable pour eux aussi, pour moi, c’est un système  qu’ironman doit abandonner. Finalement, à mon très grand étonnement, je sors de l’eau en 1h01, il est peut-être possible de faire quelque chose de pas trop mal sur cette épreuve.

Voilà qu’arrive le vélo, dans les 3km de jonction, Vincent Liègeois qui se qualifie pour Hawai, me dépassera, je vais réussir à le garder à vue durant une bonne partie de la première boucle en vélo. Pour totaliser les 180 km , nous devons effectuer 2 grands aller-retour + un plus petit et 2*3 km de jonction avec le parc à vélo. une grosse partie du premier tour se passe assez bien même si j’ai mal aux jambes, le parcours est relativement roulant, on pousse de gros braquet et après 74 km j’en suis encore à du 38 de moyenne. La suite sera bien moins agréable, la tuile de la journée, mon dos commence à me faire terriblement souffrir au niveau lombaire, je n’ai jamais eu si mal, ma moyenne va s’effondrer, on y ajoute une pénalité pour ??? et je boucle le vélo en 5h11, je dois bien avouer que déjà sur la bécane, le mot abandon est venu à mon esprit et puis je me suis dit : « pas de panique en course à pied la douleur au dos disparaitra ».

Et arrive la course à pied, je pars doucement, sur une moyenne de 4’30 » par km, pas la peine d’aller plus vite, je me rends déjà bien compte que je ne vais pas réaliser une performance mais que terminer et être sous 10h ce serait déjà pas mal. A ce rythme, je devrais boucler le marathon entre 3h-3h15. Le 1er tour se passe donc assez bien et au 2ème, les douleurs au dos sont de retour, je souffre terriblement , je ne sais plus courir et la marche ne me fait pas beaucoup moins mal, je bouge le bassin, je me tords à gauche à droite, rien n’est efficace, je fais donc beaucoup de km en marchant. Finalement, je me résous à m’allonger au sol, je fais craquer ma colonne comme chez l’osteo et je m’étire un peu, soulagement, je ne sens plus rien, je recommence à courir sur le retour du 3ème tour et j’arrive à boucler le dernier tour en courant également. Ce fut le plus long marathon de ma vie avec un chrono de 3h42, là encore le terme abandon m’est venu en tête plus d’une fois, et puis bizarrement, je n’ai pas pensé au gars du club ou aux supporters, car eux ils pourraient comprendre que sur une telle épreuve on est parfois « obligé » d’abandonner, mais j’ai pensé aux élèves, je suis sans doute le premier à répéter qu’il ne faut rien lâcher quand ils font une séance de running à l’école, j’interdis l’abandon, bref, il fallait continuer pour l’exemple.

resultbarcelone

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6 Réponses

  1. Merci pour ce résumé…et j’espère à bientôt sur Nice ou ailleur.

    10 octobre 2014 à 3 h 58 min

  2. Perroteau

    Je cherche à prendre contact avec un qualifié KONA lors de l Ironman de Barcelone 2015

    10 octobre 2014 à 17 h 32 min

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