Tout est possible

Direction les USA

Une surprise, j’en ai déjà eu une cette année mais là…

Retour sur la dernière compétition en date, l’ironman 70.3 du Luxembourg. Si vous n’êtes pas habitué au triathlon, un ironman 70.3, c’est 1900 m de natation, 90 km de vélo et 21 km de course à pied. Bref, exactement la moitié d’un Ironman.

Pour cette saison, avec déjà pas mal de week-end occupé, surtout fin mai début juin, j’avais eu certaines difficultés à trouver des dates de courses surtout en ½ pour préparer Nice. Bien que le budget pour une course comme celle-là soit élevé, miminum 400€, j’avais néanmoins coché la date du 18 juin au calendrier.

logoimluxVendredi après-midi, direction le Luxembourg pour rejoindre la ville de Remich et le bord de la Somme. L’état d’esprit pour cette course est assez clair, reprendre le rythme d’une compétition longue distance, retrouver un peu de rythme en vélo et voir comment se passe la natation et l’enchainement des disciplines. L’hiver n’a pas été aussi productif que d’habitude et j’ai recommencé à m’entrainer fort tard en vélo et en natation. Je ne m’attends pas à faire une grosse performance mais juste à ne pas trop mal me débrouiller.

Le circuit de cette épreuve est assez simple. En natation, départ en rolling start, c’est à dire que l’on lâche un nombre limité d’athlètes toutes les 3 secondes. Ce sytème permet d’éviter une grosse bagarre en début de natation mais surtout de se retrouver avec moins de groupe en vélo. Coté vélo, 90 km et à peine 600m de D+ en gros, on pousse sur les pédales durant une trentaine de km, quelques passages un peu vallonné jusqu’au 70ème et puis, il faut de nouveau pousser sur le plat. Le vélo de contre la montre est indispensable. Sur la course à pied, nous devons juste compté sur un faux plat, il faut faire 4 fois la même boucle pour s’acquitter de la distance de 21 km. Dernier facteur à prendre en compte, la météo. On aura pas froid, c’est certains mais nous pourrions connaître pire. La veille de l’épreuve, on annonce 29 degrés mais un ciel légèrement nuageux.

Le jour J, pour moi, il démarre assez tôt car je loge sur Thionville à une trentaine de km de Remich. Vers 5h30, je suis sur place et à 6h, je sais prendre mon petit déjeuner à l’hôtel « Les vignes » en compagnie d’un autre athlète du club, Julien Detroux. Je vais vous passer les détails, en gros, passage au parc à vélo, on retrouve Jimmy Dernoncourt. L’heure du départ arrive assez vite. 9h15, début du rolling start. Pour éviter le piège déjà connu à Klagenfurt en 2016, je vais dans un box meilleur que le temps que je prévois et ça tombe bien parce que à l’issue des 1900 mères, je ne vais non pas nager en 30-35 minutes comme je le pensais mais bien en 25 minutes! Cela à de quoi donner des ailes. J’effectue une transition assez rapide, tournant autour des 3 minutes. Sur le vélo, il faut éviter de se griller sur le plat. Il me faudra pas mal de km avant de trouver le bon rythme mais quand enfin, je le trouve, virage à droite et voilà les premières pentes. Les sensations ne sont pas mauvaises mais je sais que je pourrais me sentir mieux. Je ne suis pas super à l’aise dans les bosses. Je manque de rythme et au fil de la route, je me rends compte que même si cela se passe bien, je manque de km. Le moins facile sera sans doute de terminer le vélo soit les 15 derniers km, complétement seul avec personne en vue. Je boucle le vélo avec une moyenne de 36,8 km/h, c’est super bon, je suis alors plus de 70ème au général et 9ème dans ma catégorie. Pour la course à pied, prudence. Je me suis moins entrainé ces derniers temps à cause de certaines douleurs et même si ça va mieux, je ne veux pas jour avec le feu. Il fait aussi relativement chaud mais par chance les nuages et un peu de vent vont un peu améliorer les conditions de la course à pied. Je ne me fais pas mal, je me ravitaille correctement et je dépasse du monde, il ne faut rien de plus. C’est seulement dans le dernier tour que je vais donner un peu plus, histoire de reprendre quelques places au général. Dans le dernier km, je vais d’ailleurs batailler ferme avec un autre athlète, ça me vaudra quelques solides douleurs musculaires et articulaires juste après la ligne. Finalement, je boucle la course à pied après un peu plus de 1h18 d’effort et je passe la ligne d’arrivée 4h14 après le départ.

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A cet instant, je ne connais rien de mon classement, je file vers l’espace athlète pour me ravitailler. Je vais être rejoins un peu plus tard par Julien et ensuite par Jimmy. Ce dernier à son GSM, ce qui me permet de savoir dans un premier temps que j’étais 9ème et à la plus de 70ème place. Le temps passe, un classement est affiché et les messages reçu via facebook, messenger et SMS confirme que je ne suis non pas 9ème mais bien 4ème dans ma catégorie et 45ème au scratch…. Et donc l’histoire ne fait que commencer, la tension monte.

Il faut savoir que chaque épreuve Ironman donne accès au championnat du monde sur la même distance et que le nombre de places est fonction du nombre de participants dans chaque catégorie. Pour ma catégorie des 30-34 ans, il y a…3 places. Si un athlète devant moi dit qu’il ne prend pas la place, je suis en position pour participer au championnat du monde.

Après la douche, un verre en terrasse et une glace, direction la cérémonie protocolaire. L’attente sera longue, plus d’une heure avant d’en arriver à la distribution des slots. Pour l’occasion Julien 12ème dans la même catégorie et Jimmy 54ème m’ont accompagné. Enfin, c’est au tour des 30-34, le commentateur appelle un à un les gars du podium mais ils ne sont pas, peut-être ont-il déjà leur qualif en poche. Là, c’est sur et certain, pour la première fois me voilà qualifié pour les championnats du monde ironman70.3 aux USA. Plus fort encore, une fois mon « oui je prends entendu » le présentateur continue, personne ne répond. Il en vient à demander si il y a encore des gens de ma catégorie. Ils sont 3 à lever, la main, Julien, Jimmy et un 3ème . Le temps de comparer les résultats et voilà que Julien à son tour empoche une qualification!

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Comme quoi, même après de nombreuses tentatives, même après de nombreux échecs, on est toujours un jour ou l’autre récompensé de ses efforts.

Maintenant, ce n’est pas un mais bien deux championnats du monde au programme avec le 10 septembre l’ironman 70.3 de Chattagoona et le 17 septembre le triathlon de Rotterdam.

Et qui sait, pourquoi pas une autre qualif lors de l’ironman de Nice.

Mais pour tout cela, je vais avoir besoin de votre aide car comme vous l’imaginez, ça représente un budget assez élevé. Je suis donc à la recherche de sponsors. J’ai également lancé un crowdfunding via la plateforme rinsingtrack.
Merci d’avance pour votre aide.

https://www.risingtrack.com/fr/track/championnat-du-monde-triathlon

Si vous êtes une entreprise, un indépendant et que vous désirez m’aider dans cette aventure, n’hésitez pas à me contacter directement.

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