Tout est possible

Non classé

Wodecq et Tournai

Il ne reste plus que deux semaines avant le grand jour. En attendant, j’essaye de m’entrainer autant que possible et d’enchainer quelques courses sur routes. J’ai donc participé aux deux dernières courses proposées par l’ACRHO.

Le 19 aout, c’est dans le pays des collines que le challenge donnait rendez-vous à quelques 526 participants. Au programme, 13,7 km en deux boucles différentes avec un retour sur la ligne de départ vers le 6ème km. Le départ fut donné à 15h. Si à Pipaix, le début de course fut canon, il n’en fut rien ici. Après à peine 1 km, j’avais déjà fait un fameux trou, je me retrouvais assez vite seul en tête. Je termine l’épreuve en 47’05 soit du 3’26/km à plus de deux minutes de Vincent Moulin.

Le jogging saint Antoine avait lui changé de jour pour passer du samedi au vendredi. L’idée était plus que judicieuse vu les températures et l’humidité que l’on annonce ce week-end. Au départ de l’épreuve longue de 10,5 km 708 participants dont Gino Van Geyte avec qui j’avais déjà eu à en découdre lors de la Gouyasse en juillet. Une présence qui avait de quoi me mettre une certaine pression car les sensations ne sont pas vraiment au top en ce moment. On sait déjà que le début de course risque d’être rapide. La confirmation d’un départ rapide fut apportée à 20h. Le début de parcours en descente n’y est pas pour rien mais le premier km fut bouclé en moins de 3 minutes, le suivant en 3’16 et après le 3ème km la moyenne était toujours de 3’10/km. Il me faudra 5 km pour me défaire de Gino et encore ce ne sera que de quelques mètres mais un écart un peu plus important se fera au fil des km. Finalement, je termine premier en 34’51 ».

C’était la ma dernière course avant les USA. Retour sur l’ACRHO prévu le 24 septembre.

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Pipaix

3 semaines après Nice, il était temps de reprendre la route des compétitions et de voir un peu ce que les jambes savaient donner. D’une année à l’autre, c’est assez variable. Visiblement, c’est une bonne année, les 3’16/ km réalisé ce matin à Pipaix le confirme.
Le départ de la course est programmé à 10h15, la distance à boucler est de 10,5 km. 5 minutes après le départ des 4km, la meute de plus de 800 participants est lâchée. On part vite et même très vite, nous serons trois à décrocher le reste des participants. En tête, Benoit Goethals, Thadée Adam et moi, nous partons très vite, passant le 1er km en moins de 2’50 ». Pour ma tactique habituelle sur l’ACRHO, c’est foutu, ce n’est pas en mettant une grosse douille dès le début que je vais m’en sortir. Il ne faudra pas beaucoup plus de 1km à Benoit pour mettre les bout et filer vers la victoire. Il n’a pas choisi l’option de facilité en restant avec nous et en mettant juste l’accélération sur la fin. Derrière, on jouait donc pour la deuxième place. Je pense qu’il y a un peu plus d’un an que je n’avais plus eu l’occasion de croiser Thadée sur une course qu’il faisait à fond. Je pense que la dernière fois, c’était lors de l’édition 2016 de la Gouyasse. Ce que je peux dire, c’est que l’évolution du « gamin » est très belle, ça change énormément d’avoir un concurrent de l’ACRHO qui s’accroche autant. Il n’était pas question pour moi de me relâcher une seconde ou d’avoir un passage à vide. J’ai donc du y aller un peu à l’expérience, mettre une dernière douille au bon moment et puis résister aussi longtemps que possible pour obtenir cette seconde place. Nul doute que sans Benoit et Thaddée, j’aurais sans doute fait un moins bon chrono.
Le petit bilan du jour:
– très satisfait du chrono à 3 semaines de Nice.
– très satisfait du chrono vu l’absence de séance sur piste depuis maintenant 3 moins voire plus.
– Très satisfait de ma régularité autour des 3’15 »/km cette année.

Pour terminer, merci à Ariane et Alban ainsi qu’a Eric et Corine 😉

Prochain rendez-vous… surprise.

https://connect.garmin.com/modern/activity/1913505624#

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Merci

Merci aux personnes qui ont participé au crowdfunding. Je vous contacte d’ici peu de temps…

Merci également aux personnes m’ont soutenu sans passer par le site risingtrack:

  • Philippe Dubois
  • Ariane et Alban
  • Vincent et Laurie
  • Pierre Quintin

Merci aux sponsors:

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Nice, le 10ème

Avant de commencer, il reste 10 jours pour mon Crowdfunding, 10 jours pour me filer un coup de pouce, un encouragement pour ma participation au championnat du monde sur Ironman 70.3.
https://www.risingtrack.com/…/championnat-du-monde-triathlon

Cette semaine merci à :
Eric Degrave-Haube
François Destrebecq
Jeremy Glaude
Fred Claus

Nice, c’est fait.
C’était là mon dixième Ironman et ma 4ème participation à celui de Nice.
Cette année fut vraiment particulière au niveau de cette édition post attentat. Il y a d’abord eu ce changement de date, repoussant l’épreuve de plus d’un mois, ce qui nous conduisait à une période bien plus chaude que fin juin. Niveau température, nous n’avons pas été déçu. Bien sûr, nous avions eu le choix de maintenir notre participation ou pas. Nous avions été informés début octobre que la date allait changer. Début novembre, l’organisation nous donnait la nouvelle date et il fallait se décider avant le 8 décembre. Bref, en connaissant la nouvelle date début novembre, rien de très perturbant en terme de préparation! De mon côté, il y a eu un petit moment de réflexion. De son côté, l’IM de Nice perdait pas loin de 800 participants.
Je ne vais pas m’attarder sur les détails. Au fil des mois, il était de plus en plus évident que l’entrainement allait faire défaut pour réaliser une bonne prestation lors de ce triathlon. Reprise des entrainements vélo en avril, une certaine obligation à lever le pied en terme de kilométrage en course à pied,… et des séances natation pas très régulières. Bref, j’aurais pu dire : « je n’y vais pas » car la préparation n’y était pas et je n’avais plus vraiment envie de quitter la maison. Mon optimisme et mon « jusqu’au-boutisme » ont repris le dessus mais j’étais bien conscient de ce qui m’attendait (https://thomasloquet.wordpress.com/…/07/20/nice-en-approche/) et ce fut encore pire !
Dimanche, le départ est programmé à 6h30. Avant ça, il faut déjeuner, terminer la préparation du vélo, enfiler la combi,… Histoire d’éviter le stress, je me suis levé vers 4h du matin. Vers 6h, après avoir échangé quelques mots avec les autres membres du club présents, je prends place dans le box le plus en avant soit pour ceux qui devraient nager en moins 1h02. Il faut savoir que le départ se fait en « rolling start », il faudra compter une petite demi-heure pour que les plus de 2000 participants soient dans l’eau. Après un dernier hommage aux victimes de l’attentat, une Marseillaise chantée par une chorale et des athlètes français les larmes aux yeux, la corne de brume retentissait.
D’entrée de jeu, je n’ai eu aucune difficulté à croire que l’eau était à 23,7 degrés, la cuisson commençait déjà. Bizarrement, les sensations n’étaient pas au top. J’avais l’impression de me trainer, les trajectoires n’étaient pas super bonnes (4100m sur la garmin) mais, j’arrive à sortir de l’eau dans un temps relativement correct, en un peu plus 1h03 à ma garmin. Une transition plus tard et c’est parti pour un long (trop long) moment sur le vélo. Théoriquement 180 km sont prévus. A Nice, le début du vélo est relativement facile, c’est plat, le revêtement est bon, c’est une mise en jambe en douceur. Les 20 premiers km se passent donc très bien, c’est un véritable échauffement avant de commencer les hostilités sur ce parcours qui a également connu quelques changements à cause du changement de date. Des modifications qui apporteront quand même 300 m de D+ supplémentaires au 1800 qu’il y avait déjà. C’est le début du parcours pour aller chercher le col de l’Ecre qui a été modifié. Le final est toujours le même car il n’y a pas 36 routes mais nous y arrivons par un itinéraire dont la pente est moins ardue mais plus longue me semble-t-il. Ceci dit, ce changement nous permettra d’être protégé du soleil plus longtemps. Une fois le col de l’Ecre passé, le parcours reste inchangé par rapport aux autres éditions. Je savais que j’allais souffrir sur le parcours vélo par contre, je ne pensais pas que cela viendrait aussi vite. De mémoire, je pense que je n’étais pas encore au 50ème km que j’avais déjà ma dose. Les jambes ont commencé à faire mal assez rapidement, s’en suivirent la nuque, les épaules et le bas du dos. Des douleurs que je ne ressens jamais à l’entrainement. Mais bon, il faut faire avec et j’attends avec impatience les longues descentes histoire de me relâcher un peu. La machine souffre, la machine ne va pas aussi vite que d’habitude. Que de la souffrance, j’ai hâte que ce vélo se termine. Néanmoins un petit « incident » va faire en sorte que je vais moins souffrir en fin de parcours… vive les montées… d’adrénaline. Alors que je suis réellement seul sur le parcours, personne en vue devant et personne derrière, un vieux en scooter me rattrape et me dit : « vous n’êtes pas sur le bon circuit, bla bla bla, quelle organisation de merde cette année ». Du coup je m’arrête, j’écoute ce qu’il me raconte un autre participant arrive, s’arrête, on hésite. Heureusement pour nous, une moto avec un arbitre arrive, dans un premier temps il nous engueule car nous sommes en plein milieu de la route en descente et dans un deuxième temps nous confirme… que nous sommes sur le bon trajet. Rien de grave en soi mais, nous avons eu notre petit moment de stress, l’épreuve est déjà assez longue, inutile de rajouter du bonus. Heureusement, nous sommes en descente, il est donc facile de relancer, en plus je repars avec quelques douleurs en moins. Pour le reste, il aura fallu s’hydrater encore et encore. Ce ne fut pas toujours évident à gérer car sur certains ravito les bidons n’étaient rempli qu’à moitié mais pas de quoi compliquer réellement la tâche des athlètes. Au bout de 5h43, délivrance, je termine avec 20 à 30 minutes de plus qu’habituellement. Je boucle la T2 rapidement mais sans stress et je pars calmement sur la course à pied. Je me rends vite compte que la chaleur sur la promenade est accablante. Je commence à une allure qui tourne autour des 4’50’’/km, je prends bien le temps de m’arrêter au ravito et surtout de prendre des douches afin de me refroidir complétement. Si le premier tour se passe relativement bien, il n’en sera pas de même pour le reste, je souffre beaucoup. Le manque de km se fait vite sentir, la chaleur m’assomme sur chaque retour du côté de l’aéroport. Je m’accroche autant que possible mais dans le 2ème et 3ème tour, je dois absolument marcher, m’étirer, récupérer. Je dois assez vite me rendre à l‘évidence, je vais faire un chrono proche des 4h. A chaque fois que je passe sur un tapis de contrôle, je pense à Marie-Aurélie qui doit être en train de se dire que je galère à mort, ça va d’ailleurs m’inciter à faire l’aller un peu plus vite que le retour. L’autre truc que j’ai trouvé pour me changer un peu les idées pendant ce marathon, c’est de chercher les autres athlètes que je connaissais, histoire de les encourager et d’oublier un peu ma souffrance. L’idée principale était de simplement aller jusqu’au bout. Après 3h54 de course sous un soleil de plomb, c’était fait, je passais enfin cette ligne d’arrivée.
Vous devez vous dire que j’ai souffert toute l’épreuve. Oui, c’est certain, participer à un Ironman, ce n’est pas une promenade de santé, ce n’est certainement pas que du plaisir de bout en bout, ce n’est pas uniquement faire un chrono, c’est surtout un dépassement de soi, une guerre physique et psychologique contre soi et c’est surtout une satisfaction immense lorsque l’on passe la ligne d’arrivée, la satisfaction d’un défi réussi.

Nice 2017 sera à oublier ou pas ! Il sera très certainement un vecteur de motivation pour le prochain Ironman car je ne veux plus connaître une telle galère sur une compétition aussi longue. Il est sans doute une toute petite déception surtout quand je vois les chronos dans ma catégorie si j’avais sur réitérer les chronos de ma 2ème ou 3ème participation, je montais sur le podium et je pouvais même prétendre à un slot mais voilà, c’est la loi du sport et les choses sont très variables d’une année à l’autre. Si je n’avais pas été, je l’aurais très certainement regretté en voyant le classement. Ici, aucun regret d’autant que j’ai déjà de beaux objectifs (et de beaux frais) en septembre. C’est justement Chattanooga qui ne me fait pas regretter d’avoir gardé Nice dans l’agenda. Si je n’avais pas gardé Nice, je n’aurais pas fait le Luxembourg pour me préparer, je me serais sans doute encore moins entrainé et je n’aurais donc pas eu ce slot pour les USA.

Merci à tous pour vos encouragements. Merci à ceux qui étaient sur place et qui ont eux aussi connu une journée marathon.

Et merci, merci, merci à Marie-Aurélie et Rose, le vrai carburant de cette journée.


Nice en approche

Me voilà à quelques jours de ce que je nomme souvent le jour le plus long de l’année. Un Ironman, c’est souvent être debout vers 4h du matin et ne pas aller se coucher avant 23h, histoire de voir le spectacle de fin et les derniers franchir la ligne d’arrivée.

Ce dixième Ironman en 10 ans ne fera pas exception à la règle si ce n’est sur le fait de dire que se sera le jour le plus long. Quand on devient papa, je pense que se lever à 4h du matin et se coucher vers 23h devient un peu plus facile…

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Nice sera mon dixième Ironman et j’en serai à ma 4ème participation sur la promenade des anglais. Au niveau des entrainements, je suis assez loin de ce que j’ai pu faire dans le passé. Le kilométrage à pied fut important jusqu’en février mais organisations diverses, manque de temps et surtout quelques douleurs physique m’ont obligé à ralentir le rythme et le manque de kilomètres se fera très certainement sentir dans la deuxième partie du marathon.

Sur le vélo, je vais faire mon possible, les dernières compétitions semblent montrer que les jambes ne sont pas si mauvaises que cela mais là encore, c’est très certainement le manque de km qui se fera sentir. Durant l’hiver, je ne suis pas monté sur le VTT et je n’ai repris le vélo de route que début avril. Si en mai et juin, j’ai réussi à multiplier les sorties entre 90 et 120 km, les sorties entre 130 et 160 km se comptent sur les doigts d’une seule main. Si malgré ça j’arrive à réaliser  un temps avoisinant les 5h-5h15 se sera déjà très bien. Je risque très certainement de le sentir dans la première partie du marathon et à partir du 140ème km en vélo. Heureusement, la majorité des difficultés seront derrières moi à ce moment là.

En natation, on verra. Le point positif, c’est le départ en rolling start. Si au début de la généralisation je n’étais pas très chaud pour ce type de départ, il semble que l’on arrive à mieux s’exprimer dans l’eau en partant de cette façon. Un des derniers entrainement à la carrière de Maffle me laisse penser que je suis encore capable de sortir de l’eau en 1h, 1h05, très certainement en brûlant quelques cartouches en plus mais je peux le faire.

Pour résumé, pas de stress, pas de pression. Mes attentes sont à la hauteur de mes entrainements. Elle se fera à l’expérience, à la détermination et dans une moindre mesure au talent (encore faut-il en avoir et sur un Iron, ce n’est pas assez). Mon coeur et mon oxygène seront restés à la maison et je suis sur que rien qu’en pensant à elles, je vais pouvoir me surpasser pour les rendre fières. Je suis impatient d’en avoir terminé et de rentrer à la maison.

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Après ça, il y aura une petite période de récupération avant d’entamer la préparation pour la fin de la saison et les championnats du monde sur MD et SD à Rotterdam et Chattanooga.

N’oubliez pas que j’ai besoin de vous pour clôturer au mieux cette fin de saison incroyable.

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Dossier sponsoring

Le voyage se prépare, je vais profiter du début des vacances pour vous rédiger une présentation complète des deux championnats du monde.

Vous pouvez déjà retrouver ici le dossier sponsoring préparé par la future maman.

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Si vous connaissez une entreprise, un indépendant, n’hésitez pas.

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Affiche USA


Direction les USA

Une surprise, j’en ai déjà eu une cette année mais là…

Retour sur la dernière compétition en date, l’ironman 70.3 du Luxembourg. Si vous n’êtes pas habitué au triathlon, un ironman 70.3, c’est 1900 m de natation, 90 km de vélo et 21 km de course à pied. Bref, exactement la moitié d’un Ironman.

Pour cette saison, avec déjà pas mal de week-end occupé, surtout fin mai début juin, j’avais eu certaines difficultés à trouver des dates de courses surtout en ½ pour préparer Nice. Bien que le budget pour une course comme celle-là soit élevé, miminum 400€, j’avais néanmoins coché la date du 18 juin au calendrier.

logoimluxVendredi après-midi, direction le Luxembourg pour rejoindre la ville de Remich et le bord de la Somme. L’état d’esprit pour cette course est assez clair, reprendre le rythme d’une compétition longue distance, retrouver un peu de rythme en vélo et voir comment se passe la natation et l’enchainement des disciplines. L’hiver n’a pas été aussi productif que d’habitude et j’ai recommencé à m’entrainer fort tard en vélo et en natation. Je ne m’attends pas à faire une grosse performance mais juste à ne pas trop mal me débrouiller.

Le circuit de cette épreuve est assez simple. En natation, départ en rolling start, c’est à dire que l’on lâche un nombre limité d’athlètes toutes les 3 secondes. Ce sytème permet d’éviter une grosse bagarre en début de natation mais surtout de se retrouver avec moins de groupe en vélo. Coté vélo, 90 km et à peine 600m de D+ en gros, on pousse sur les pédales durant une trentaine de km, quelques passages un peu vallonné jusqu’au 70ème et puis, il faut de nouveau pousser sur le plat. Le vélo de contre la montre est indispensable. Sur la course à pied, nous devons juste compté sur un faux plat, il faut faire 4 fois la même boucle pour s’acquitter de la distance de 21 km. Dernier facteur à prendre en compte, la météo. On aura pas froid, c’est certains mais nous pourrions connaître pire. La veille de l’épreuve, on annonce 29 degrés mais un ciel légèrement nuageux.

Le jour J, pour moi, il démarre assez tôt car je loge sur Thionville à une trentaine de km de Remich. Vers 5h30, je suis sur place et à 6h, je sais prendre mon petit déjeuner à l’hôtel « Les vignes » en compagnie d’un autre athlète du club, Julien Detroux. Je vais vous passer les détails, en gros, passage au parc à vélo, on retrouve Jimmy Dernoncourt. L’heure du départ arrive assez vite. 9h15, début du rolling start. Pour éviter le piège déjà connu à Klagenfurt en 2016, je vais dans un box meilleur que le temps que je prévois et ça tombe bien parce que à l’issue des 1900 mères, je ne vais non pas nager en 30-35 minutes comme je le pensais mais bien en 25 minutes! Cela à de quoi donner des ailes. J’effectue une transition assez rapide, tournant autour des 3 minutes. Sur le vélo, il faut éviter de se griller sur le plat. Il me faudra pas mal de km avant de trouver le bon rythme mais quand enfin, je le trouve, virage à droite et voilà les premières pentes. Les sensations ne sont pas mauvaises mais je sais que je pourrais me sentir mieux. Je ne suis pas super à l’aise dans les bosses. Je manque de rythme et au fil de la route, je me rends compte que même si cela se passe bien, je manque de km. Le moins facile sera sans doute de terminer le vélo soit les 15 derniers km, complétement seul avec personne en vue. Je boucle le vélo avec une moyenne de 36,8 km/h, c’est super bon, je suis alors plus de 70ème au général et 9ème dans ma catégorie. Pour la course à pied, prudence. Je me suis moins entrainé ces derniers temps à cause de certaines douleurs et même si ça va mieux, je ne veux pas jour avec le feu. Il fait aussi relativement chaud mais par chance les nuages et un peu de vent vont un peu améliorer les conditions de la course à pied. Je ne me fais pas mal, je me ravitaille correctement et je dépasse du monde, il ne faut rien de plus. C’est seulement dans le dernier tour que je vais donner un peu plus, histoire de reprendre quelques places au général. Dans le dernier km, je vais d’ailleurs batailler ferme avec un autre athlète, ça me vaudra quelques solides douleurs musculaires et articulaires juste après la ligne. Finalement, je boucle la course à pied après un peu plus de 1h18 d’effort et je passe la ligne d’arrivée 4h14 après le départ.

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A cet instant, je ne connais rien de mon classement, je file vers l’espace athlète pour me ravitailler. Je vais être rejoins un peu plus tard par Julien et ensuite par Jimmy. Ce dernier à son GSM, ce qui me permet de savoir dans un premier temps que j’étais 9ème et à la plus de 70ème place. Le temps passe, un classement est affiché et les messages reçu via facebook, messenger et SMS confirme que je ne suis non pas 9ème mais bien 4ème dans ma catégorie et 45ème au scratch…. Et donc l’histoire ne fait que commencer, la tension monte.

Il faut savoir que chaque épreuve Ironman donne accès au championnat du monde sur la même distance et que le nombre de places est fonction du nombre de participants dans chaque catégorie. Pour ma catégorie des 30-34 ans, il y a…3 places. Si un athlète devant moi dit qu’il ne prend pas la place, je suis en position pour participer au championnat du monde.

Après la douche, un verre en terrasse et une glace, direction la cérémonie protocolaire. L’attente sera longue, plus d’une heure avant d’en arriver à la distribution des slots. Pour l’occasion Julien 12ème dans la même catégorie et Jimmy 54ème m’ont accompagné. Enfin, c’est au tour des 30-34, le commentateur appelle un à un les gars du podium mais ils ne sont pas, peut-être ont-il déjà leur qualif en poche. Là, c’est sur et certain, pour la première fois me voilà qualifié pour les championnats du monde ironman70.3 aux USA. Plus fort encore, une fois mon « oui je prends entendu » le présentateur continue, personne ne répond. Il en vient à demander si il y a encore des gens de ma catégorie. Ils sont 3 à lever, la main, Julien, Jimmy et un 3ème . Le temps de comparer les résultats et voilà que Julien à son tour empoche une qualification!

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Comme quoi, même après de nombreuses tentatives, même après de nombreux échecs, on est toujours un jour ou l’autre récompensé de ses efforts.

Maintenant, ce n’est pas un mais bien deux championnats du monde au programme avec le 10 septembre l’ironman 70.3 de Chattagoona et le 17 septembre le triathlon de Rotterdam.

Et qui sait, pourquoi pas une autre qualif lors de l’ironman de Nice.

Mais pour tout cela, je vais avoir besoin de votre aide car comme vous l’imaginez, ça représente un budget assez élevé. Je suis donc à la recherche de sponsors. J’ai également lancé un crowdfunding via la plateforme rinsingtrack.
Merci d’avance pour votre aide.

https://www.risingtrack.com/fr/track/championnat-du-monde-triathlon

Si vous êtes une entreprise, un indépendant et que vous désirez m’aider dans cette aventure, n’hésitez pas à me contacter directement.

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C’est demain

Il reste une dernière nuit et elle sera courte. Un peu mal organisé pour trouvé un logement pour venir au Luxembourg, je loge à une trentaine de km de Rémich. Je vais donc me lever relativement tôt pour prendre la direction de la compétition et ne pas me stresser à trouver une place de parking relativement proche de l’évènement. Question réveil, je vais donc être assez proche de l’ironman. Mais bon, j’ai eu le temps de bien repérer route, parking, etc donc pas de soucis.
Coté compétition, la température de l’eau est annoncée à 23,3. On nous a annoncé lors du briefing que nous devons attendre demain matin pour savoir si on nageait avec ou sans la combi, perso, je pense que nous nagerons avec la combinaison. Pour le vélo, après le briefing, j’étais assez sceptique par rapport au descriptif que nous avons eu. On doit faire attention aux travaux, faire attention aux chicanes pour monter et descendre des pistes cyclables,… Niveau course à pied, rien à signaler, nous avons 4 aller-retour. En gros rien de bien special pour cette épreuve.
Comment va l’athlète ? Je pense que je devrais pouvoir sortir de l’eau entre 30-35 minutes, j’avoue que pour 30 minutes, il faudrait vraiment que je m’arrache. Je ne me suis pas assez entrainer cet hiver mais je vais essayer de revenir à un niveau me permettant de sortir de Nice entre 1h-1h05 et idéalement je dois m’entrainer pour sortir 21 minutes à Rotterdam. Sur le vélo, j’ai su augmenter le kilométrage ces dernières semaines sans réellement pousser sur les pédales. Demain, Je pousse la machine ! En course à pied, je vais travailler sur l’expérience et la tête car le volume à diminué fortement depuis quelques semaines. Mais la douleurs que je pourrais sentir n’est pas une excuse pour courir moins bien et généralement après le vélo ça va.
Donc demain, je me donne autant que possible, test grandeur nature.


Direction Luxembourg, Nice et Rotterdam

Petit passage via le blog que je n’alimente pas beaucoup ces derniers temps mais n’oubliez pas que depuis quelques temps, en jetant un sur la colonne de droite vous pourrez lire les publications faites régulièrement sur ma page facebook.

D’ici peu de temps, je participerai à l’ironman 70.3 du Luxembourg, un peu plus d’un mois après, se sera à Nice pour un ironman que je prendrai l’avion. Ces deux compétitions pourraient, si je me débrouille assez bien, m’envoyer à l’un ou l’autre championnat du monde. L’un se déroulant au USA et l’autre à Kona. Si pour ces deux championnats, il me reste encore à m’entrainer et à me qualifier, il n’y va pas de même pour les championnat du monde sur distance Olympique.

Suite à l’épreuve de Seneffe, j’ai eu la surprise de recevoir un mail de la fédération m’informant que j’avais la possibilité de participer aux championnats du monde qui se dérouleront en septembre à Rotterdam.

Évidemment, ces différents objectifs me demandent de plus en plus de moyen. C’est pourquoi d’ici peu, je vais lancer un crowfunding afin de vous permettre de me sponsoriser.

D’ici là, rendez-vous à Kain pour son 21 km et surtout, n’oubliez pas le trail transcollines le 11 juin.